« Quand la lumière d’Ostara l’emporte sur les ténèbres. »

J’avance chaque jour davantage sur les sentiers d’Avalon en quête de mon vrai moi. Qui suis-je vraiment ? Cette question est banale pour certains, une énigme pour d’autres et le Graal pour les filles de la Déesse.

13 fois l’an, durant 3 nuits, la Dame d’Argent se pare de ses plus beaux rayons de lumière et nous pose la grande question : Qui es-tu ?
Ce mois-ci, la Déesse s’est invitée à Ostara, la grande bataille entre l’ombre et la lumière.

La première nuit d’Ostara

La première nuit, la Mère-Divine s’approcha de moi, déposa sa douce main sur ma tête et me plongea dans les ténèbres. « Qui es-tu ? » me demanda-t-elle. Depuis notre dernière rencontre, je pensais avoir trouvé. J’attendais sa venue avec impatience pour le lui annoncer. Je me serais agenouillée devant elle. Elle aurait déversé sa lumière argentée sur moi et je lui aurais dit qui j’étais. Tout aurait été parfait. Mais rien de tout cela ne se produisit. Je fus ensevelie dans l’obscurité par la Déesse avant même que je puisse lui révéler quoique ce soit. Terrifiée, je me débattis dans ce tourbillon infernal qui m’entrainait peu à peu vers les profondeurs obscures. Je résistais de toutes mes forces et je lui criai :
« Je suis colère, Mère-Divine, je suis colère ! » C’est alors que l’obscurité se fit encore plus intense et je sombrais dans les abysses. Désespérée, je priai la Déesse en ces termes : »Mère Sacrée ! Je tombe à genoux dans cette noirceur pour vous implorer. Accordez-moi une seule de vos larmes de lumière pour apaiser mon courroux et éclairer mon chemin. Je vous suis dévouée corps et âme depuis toujours et pour l’éternité. Entendez ma détresse et bénissez-moi, ma Mère. Qu’il en soit ainsi. Awen. » Mais la Déesse ne versa aucune larme de lumière sur mon sort et la colère consuma toute mon énergie. 

La deuxième nuit d’Ostara La Dame d’Argent revint la deuxième nuit encore plus belle, rayonnante et éclatante que jamais. Elle se pencha à nouveau sur moi et me demanda : Qui es-tu ? A bout de souffle, je m’effondrai à terre et répondit : « je suis tristesse, Mère Divine, Je suis tristesse. » Soudain les tourments se firent encore plus lourds et oppressants. Et mes larmes se mirent à couler encore et encore. Désespérée, je suppliai de nouveau la Grande Déesse.  » Que vous ai-je donc fait de si terrible pour mériter vos tourments ? Vous qui êtes si douce et étincelante. Pourquoi me laissez-vous au cœur des ténèbres ? Mes larmes ne cessent de couler et les eaux montent. Je vous en conjure belle dame poser sur moi votre bénédiction pour qu’enfin je cesse de pleurer. Permettez-moi de remonter à la surface et de baigner dans la lumière à nouveau. Qu’il en soit ainsi. Awen » Mais la Déesse ne m’accorda aucun de ses rayons de lumière et je me noyai dans mon chagrin.

La troisième nuit d’Ostara Lorsque la Dame d’Argent revint la troisième et dernière nuit, mon corps n’avait plus aucune énergie ni aucune larme. Mon esprit était totalement vide. Je n’avais plus de pensée, plus d’émotion, ni de sensation. Le Mère Divine me posa une dernière fois la grande question : Qui es-tu ?

Après un long silence, je répondis : » Je ne suis pas mon esprit car je ne pense plus. Je ne suis pas non plus mes émotions car je ne ressens plus. Et je suis encore moins mon corps car je n’ai plus aucune sensation. Comme je ne suis rien de tout cela, voici ma réponse : je suis ce que je choisis d’être. » La Dame d’Argent me sourit tendrement et me demanda : « Alors, que choisis-tu d’être ? »
C’est alors que je sentis la puissance d’Ostara s’installer en moi et sans aucune hésitation, je lui répondis : « Je choisis d’être la Lumière dans ces Ténèbres. »

La voie des Femmes d’Avalon Lorsque la vie nous précipite dans les abysses et que nous sommes plongés dans la noirceur totale, il est très facile de croire que nous sommes cette noirceur : colère, rage, ressentiment, culpabilité, tristesse…le choix des identités est vaste. Et pourtant rien de tout cela ne saurait nourrir quiconque. C’est ainsi que, affamés, beaucoup d’entre nous entrent dans l’attente insupportable que quelqu’un, quelque part viennent leur apporter la Lumière tant désirée pour les rassasier, et finissent par se perdre dans l’obscurité. Les filles de la Déesse savent que le Graal requiert courage et sagesse pour le trouver. Elles savent qu’elles devront plonger au cœur des ténèbres pour y affronter leurs pires démons avec humilité et vaillance. C’est pourquoi, les Femmes d’Avalon choisissent toujours les chemins les plus périlleux. Car peu importe l’immensité des abysses qui les ont engloutis, elles savent qu’elles sont uniquement ce qu’elles choisissent d’être. Elles savent qu’elles peuvent choisir d’être la Lumière dans les Ténèbres. Je vous souhaite de merveilleuses aventures sur les sentiers d’Avalon.
Keltia

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